Aider, c’est toujours aussi être aidé.

Quand on nous questionne sur l’engagement bénévole, nous répondons que s’engager comme bénévole ou demander de l’aide relèvent du même désir et du même courage : celui d’oser entrer en relation.

Créer du lien, c’est donner, et le don n’est jamais à sens unique dans la relation, le don n’est jamais « gratuit » au sens d’aujourd’hui, comme le révélait déjà en 1925 Marcel Mauss.

Il comporte 3 dimensions qui nourrissent la dynamique de la relation :
1. Donner, c’est un acte d’ouverture vers l’autre,
2. Recevoir, c’est l’acte d’accepter le lien, ce qui demande aussi du courage (accepter de ne pas être autosuffisant),
3. Et rendre, qui n’est pas forcément par un objet ou un service, mais par un sourire, une parole, une présence, redynamise la relation.

Cette pensée de Marcel Mauss résonne aujourd’hui et peut aider les personnes qui se questionnent, dans la relation entre une personne bénévole et une personne aidée,

les deux donnent et reçoivent, celle qui bénéficie d’une visite, d’un accompagnement aux courses ou d’un petit coup de pouce donne en retour au bénévole une reconnaissance, et le bénévole ressent une joie, le sentiment d’être utile, d’être nourri par une relation qu’il désire à son tour nourrir en retour,

le don n’est jamais à sens unique, et la dette n’est pas comptable, c’est une mémoire partagée, un lien qui se construit et dans lequel chacun donne et reçoit.

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