« 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂’𝘂𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗱’𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝘀 » C’est en ces termes que la 𝗽𝗹𝗮𝘁𝗲𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗱’𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗶𝗱𝗲 𝗧𝗮𝘀𝘂𝗸𝗲𝗮𝗶 à 𝗞𝘆𝗼𝘁𝗼 au Japon présente sa dynamique d’entraide en faveur des personnes isolées. Pour profiter pleinement de leur seconde vie qui commence à la retraite, de plus en plus de personnes choisissent le bénévolat pour contribuer à la société et se faire des amis.
En cette 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀, je souhaite parler de 𝗹’𝗶𝘀𝗼𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗮𝘂 𝗝𝗮𝗽𝗼𝗻, pays dans lequel j’ai travaillé 3 ans il y a quelques années pour la mobilité des aînés.
L’isolement social chez les aînés engendre un nombre alarmant de morts solitaires dans l’anonymat des villes.
𝗠𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝘀𝗲𝘂𝗹 𝗮 𝘂𝗻 𝗻𝗼𝗺 𝗮𝘂 𝗝𝗮𝗽𝗼𝗻 : 𝗞𝗼𝗱𝗼𝗸𝘂𝘀𝗵𝗶. Beaucoup de gens meurent sans pouvoir demander de l’aide aux proches, aux voisins ou simplement à quelqu’un. NHK faisait état de 32.000 décès isolés en 2010.
Comme en France, la structure familiale est bousculée et nombre aînés vivent seuls à domicile, et 𝗹’𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗹’𝘂𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹, lorsqu’il s’arrête les coupe définitivement du monde.
Une cause que l’on connait bien aussi chez certaines personnes âgées aujourd’hui en France est de 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗿𝗶𝗿 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗲 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗶𝗱𝗲. Cette attitude a aussi un nom au Japon : »Gaman ».
𝗟’𝗲𝗳𝗳𝗿𝗶𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗳𝗶𝗹𝗲𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 nous amène à une prise de conscience de la fragilité de nos modes de vie actuels. C’est collectivement que nous pouvons contribuer au nécessaire renforcement des liens sociaux intergénérationnels.
Car en effet 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 comme 𝗧𝗮𝘀𝘂𝗸𝗲𝗮𝗶 à 𝗞𝘆𝗼𝘁𝗼, ou Bip Pop en France, 𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝘃𝘂𝗹𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗼𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 𝗱’𝗮𝗶𝗱𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗽𝗿𝗼𝘅𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲́ est possible et actionnable facilement par les collectivités.
𝗟’𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗶𝘁𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀 pour autrui et pour le bien commun est réel, et 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘂𝘅.
C’est collectivement que la société fabrique l’antidote à l’isolement.
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