Le rapport du Conseil de l’âge sur la participation sociale et la contribution économique, sociale et environnementale des seniors est le fruit d’un travail mené entre septembre 2024 et juillet 2025. Il se propose de revisiter et renouveler nos visions de l’avancée en âge et des seniors, en s’inscrivant dans une démarche de lutte contre l’âgisme. En mettant en évidence l’importance des activités et de la contribution à l’activité économique et sociale de notre pays de la participation sociale et la contribution économique des seniors, il invite à nuancer le préjugé de la « charge nette » qu’ils représenteraient pour notre pays : loin de l’image passive, les seniors (définis ici comme les personnes de 65 ans et plus) peuvent constituer de véritables moteurs d’actions collectives, acteurs essentiels de leurs entourage et communautés, et créateurs de valeur.
La démarche Bip Pop ou la conciliation des aspirations des bénévoles via le numérique
Bip Pop constitue un exemple pratique particulièrement intéressant d’innovation sociale et numérique au service du lien intergénérationnel et de la lutte contre l’isolement, notamment des personnes âgées.
Elle repose sur une plateforme numérique (accessible également par téléphone) permettant de mettre en relation, de manière sécurisée, des personnes en situation de fragilité – majoritairement âgées – avec des citoyens bénévoles, des associations ou des acteurs publics pour la réalisation de services simples du quotidien. Sur la période 2017-2025, Bip Pop recense :
– 52 % des actions réalisées pour de l’aide à la mobilité (accompagnement aux courses ou à un rendez-vous) ;
– 40 % des actions réalisées concernant le lien social (appels de convivialité, visites à domicile, etc.) ;
– 4% des actions réalisées pour de l’aide informatique et administrative ;
– 3 % des actions de petits services ponctuels du quotidien (aide au petit bricolage par exemple) ;
– et 1 % des actions de partage de savoir.
Ce qui fait la spécificité de Bip Pop, au-delà de sa capacité à créer du lien de proximité, c’est d’une part son ancrage territorial : plus de 1 000 collectivités locales sont aujourd’hui partenaires de la démarche, qui adapte ses outils aux réalités et besoins de chaque commune ou département. Les missions proposées sont géolocalisées, validées et suivies, garantissant un encadrement sécurisant tant pour les usagers que pour les bénévoles. Ces derniers sont nombreux : plus de 10 000 citoyens engagés, souvent retraités (la moitié des bénévoles a plus de 60 ans) ou jeunes actifs, participent aux actions proposées, dans une logique d’entraide intergénérationnelle. Plus de 60 000 bénévoles ont été menées via la plateforme depuis l’origine de la plateforme.
D’autre part, le fait de recenser de manière « pratique » et accessible les demandes induit :
– une réactivité du dispositif car la moitié des demandes sont prises en charge en moins de trois heures, avec un taux de satisfaction très élevé ;
– de renforcer la participation car l’engagement peut être ponctuel et plus « libre » de la part des bénévoles avec la moitié des actions des bénévoles auprès des personnes aidées qui représente un temps de moins d’une heure.
Lire l’article complet du Conseil de l’âge
La participation et la contribution économique, sociale et environnementale des seniors.
Revisiter et renouveler les regards sur l’âge et les seniors.
